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© M-A
Benet
Biographie
Marie-Annick Benet est née à Toulouse le 6 octobre 1956. Diplomée de l'IUT de journalisme de Bordeaux (1978), licenciée ès lettres (1982), elle a fondé en 2009 les éditions "A la frontière". Co-auteur et éditeur de l'ouvrage sur Léon Benett, elle est une des descendantes du célèbre dessinateur. Elle a participé en 2011 aux Rencontres Internationales Jules Verne d'Amiens. (Revue Jules Verne n°33/34).
© M-A Benet
Bibliographie
"Léon Benett illustrateur", A la frontière, 2011 (avec François Benet, Pascale Benet, Patrice Martin, Roberto Pesle et Valérie Sper Benet).
Liens
22 et 23 novembre 2012
Les rencontres internationales Jules Verne, créées en 2005, se tiendront les 22 & 23 novembre 2012 dans les amphithéâtres de l’Ecole Centrale de Nantes.
« Jules Verne : Science, crises et utopies»
Après « Jules Verne, les machines et la
science » en 2005, et « Jules Verne, le partage du savoir » en 2008, et Jules Verne « Science, Technique et
Société : de quoi sommes-nous responsables ? » en 2010, les Rencontres Jules Verne 2012 poursuivent l’exploration des
relations entre la science, la culture et la société à destination du grand public.
L’objet de ces 4èmes Rencontres transdisciplinaires les 22 et 23 novembre 2012 à l’Ecole Centrale de Nantes est de confronter les points de vue d’universitaires de toutes disciplines (physiciens, biologistes, philosophes, sociologues, historiens…), d’hommes politiques et de journalistes autour de la question des rapports entre science, crises et utopies
Nourrir la conscience citoyenne
Les débats et exposés s’articuleront autour de ces points fondamentaux pour la science et la conscience citoyenne :
« Imaginer le non lieu, c’est maintenir ouvert le champ des possibles…C’est ce qui maintient l’écart entre l’espérance et la tradition ». Paul Ricoeur.
Aucun domaine de la vie en société ne semble échapper au questionnement, ni les institutions (la famille, l’école ou l’état), ni les formes de la vie sociale (l’urbanisme, les manières de s’alimenter, de s’habiller, de s’aimer…), ni l’organisation du travail, des échanges, ni les progrès scientifiques et techniques, ni même les modes de sentir, de communiquer, de raisonner. La crise devient l’ordinaire de notre modernité.
Le monde tel qu’il va est souvent pensé comme le seul possible. Il n’y aurait qu’une seule voie pour sortir des crises, économiques, politiques, culturelles. L’utopie est le sens des possibles. Elle forge des alternatives, imagine d’autres mondes et des modes autres. Elle ouvre les fenêtres des univers clos. Si la crise creuse une brèche entre passé et présent, quel avenir ouvre-t-elle, prophéties de malheur ou espoir d’un monde meilleur ? Comment penser le lien entre crise et utopie ?
Pensée du non-lieu, l’utopie est aussi a-topie, elle définit un lieu qui n’existe pas mais qui peut servir d’idéal régulateur ou de repoussoir. Elle anticipe en prolongeant les lignes de forces du présent ou au contraire en imaginant délibérément un monde meilleur ou pire. Si la crise menace les identités, les légitimités et les idéologies, l’indignation et la révolte suscitent-elles des figures consistantes de l’ailleurs utopique.
L’utopie est travail de l’imagination. Elle fait plus qu’esquisser un nouveau monde, elle en dessine l’architecture d’ensemble mais descend également dans les détails, là où dit-on, habitent Dieu ou Diable. Utopies ou dystopies ? Crise de l’imaginaire
En référence à Jules Verne
C’est à nouveau sous la figure tutélaire de Jules Verne que s’inscrira la 4ème édition de ces Rencontres. Car, s’inscrivant dans la lignée de Saint Simon, Owen et Fourier, Jules Verne n’a cessé déjà, dans ses Voyages extraordinaires, de nous emmener dans des ailleurs utopiques, de réactiver la puissance de défi qu’elle recèle, (l’eu-topie de L’île mystérieuse), tout en rappelant la décadence cauchemardesque des cités de perdition. Verne qui a anticipé bien des crises du monde contemporain ( les dégâts du progrès, la puissance corruptrice de l’argent, les dangers de l’industrie médiatique…) avait déjà perçu le caractère éminemment culturel de l’Utopie. La mythologie vernienne se nourrit d’imaginaire social, dans Les cinq cents millions de la Begum comme dans Les naufragés du Jonathan, rêvant de société idéale dans Les Indes noires , ou désenchantée dans Paris au XXème siècle ou L’île à hélice. Jules Verne plaçait la crise et l’utopie au cœur même de son œuvre.
Le colloque de 2012 Rencontres Jules Verne : Science, crises et utopies réunira donc des chercheurs des disciplines scientifiques ou des sciences humaines, mais également des ingénieurs, architectes, journalistes, artistes …
Cette question de la crise et de l’utopie ( et de ses rapports) interpelle en effet les artistes. Comment représenter l’utopie ? En quoi la relation esthétique à l’œuvre peut-elle traduire un sentiment de crise et s’avérer porteuse d’utopie ? Ce sera l’occasion de croiser et de confronter des approches différentes : histoire des idées, histoire littéraire, analyse philosophique et anthropologiques de l’imaginaire social, psychanalyse de l’utopisme… Et pourquoi ne pas donner également leur place à nos utopies, écologiques, économiques, sociales et politiques ? sans oublier les « verniens », analysant le projet sociétal de l’auteur des Voyages Extraordinaires.
Le Comité Scientifique est composé de : Etienne Klein, président (physicien au CEA, professeur à l’Ecole Centrale de Paris) ; Alain Bernard ( professeur et directeur de la Recherche à l’Ecole Centrale de Nantes) ; Jean-Michel Besnier, (professeur à l’Université Paris-Sorbonne, membre du CREA, Ecole Polytechnique, Paris) ; Jean-Pierre Courtial (professeur émérite de psychologie, Université de Nantes) ; Jean Dhombres, ( directeur de recherches à l’EHESS, Centre Alexandre Koyré-Paris) ; Anne-Marie Drouin-Hans, (maître de conférences honoraire de l’Université de Bourgogne, et Présidente de la Sofphied) ; Ronaldo de Freitas Murao (directeur de l’Observatoire d’astronomie de Rio de Janeiro- Brésil) ; Michel Fabre (professeur à l’Université de Nantes et ancien directeur du Centre de recherche en éducation de Nantes) ; Tahar Gallali (professeur à l’Université de Tunis); Lauric Guillaud ( professeur à l’Université d’Angers) ; Patrick Gyger (Directeur du Lieu Unique, Nantes; et ancien directeur de la Maison d’Ailleurs (Suisse) ; Philippe Mustière (professeur à l’Ecole Centrale de Nantes, chargé de mission Culture) ; Stéphane Tirard (directeur du Centre François Viète, Université de Nantes) ; Simone Vierne (professeur émérite de littérature française à l’Université Stendhal de Grenoble et directrice honoraire du Centre de Recherches sur l’Imaginaire) ; Jean-Jacques Wunenberger (professeur à l’Université de Lyon 3, directeur du centre Gaston Bachelard)
Le Comité d’organisation est composé de : Philippe Mustière, organisateur des Rencontres Jules Verne, Professeur et chargé de mission Culture à l’Ecole Centrale de Nantes, Michel Fabre, Professeur à l’Université de Nantes et ancien directeur de recherche en éducation
Ils sont accompagnés d’une équipe active et motivée d’élèves ingénieurs de l’Ecole Centrale de Nantes :
Philippe Mustière, entouré des élèves-ingénieurs
de l’Ecole Centrale de Nantes (2010)
Les Rencontres Jules Verne 2012 se dérouleront grâce au concours de :
Partenaires institutionnels :
Partenaires économiques :
Partenaires culturels :
Si vous souhaitez participer à ce colloque, veuillez adresser avant le 30 avril 2012 un résumé d'environ 300 mots comportant un titre et une bibliographie indicative (3-4 titres maxi), ainsi que vos nom, prénom, fonctions, coordonnées et affiliation, aux adresses suivantes :
RencontresJV@ec-nantes.fr avec copie obligatoire à Philippe.Mustiere@ec-nantes.fr
Responsables : Philippe Mustière et Michel Fabre
Rencontres JULES VERNE - ECOLE CENTRALE de NANTES 1, rue de la Noë BP 92101 44321 Nantes Cedex 3
Rencontres Jules Verne 2012
Colloque international
22-23 Novembre 2012 à l’Ecole Centrale de Nantes
Organisées par l’Ecole Centrale de Nantes, et l’Université de Nantes,
Les Rencontres Jules Verne
Après « Jules Verne, les machines et la science » en 2005, « Jules Verne, le partage du savoir » en 2008,et « Jules Verne, science, technique et société : de quoi sommes-nous responsables ? » en 2010, les Rencontres Jules Verne poursuivent l’exploration des relations entre la science, la culture et la société, en s’arrêtant en 2012 sur le thème suivant :
« Jules Verne : science, crises et utopies »
Ouvertes à un large public, ces rencontres s’adressent aux professionnels (chercheurs, enseignants, acteurs de la culture scientifique, industriels…) comme aux citoyens. Les Rencontres Jules Verne » réuniront des chercheurs des disciplines scientifiques ou des sciences humaines, mais également des ingénieurs, architectes, journalistes, artistes … Ce sera l’occasion de croiser et de confronter des approches différentes : histoire des idées, histoire littéraire, analyses philosophiques et anthropologiques de l’imaginaire social, psychanalyse de l’utopisme… Et pourquoi ne pas donner également leur place à nos utopies, écologiques, économiques, sociales et politiques ? Sans oublier les « verniens », analysant le projet sociétal de l’auteur des Voyages Extraordinaires
La problématique
Aucun domaine de la vie en société ne semble échapper désormais au questionnement et à la mise en question, ni les institutions (la famille, l’école ou l’état), ni les formes de la vie sociale (l’économie, l’urbanisme, les manières de s’alimenter, de s’habiller, de s’aimer…), ni l’organisation du travail ou des échanges, ni les progrès scientifiques et techniques, ni même les modes de sentir, de communiquer, de raisonner. La crise devient l’ordinaire de notre modernité.
Le monde tel qu’il va ou tel qu’on le fait est souvent pensé comme le seul possible. N’y aurait-il qu’une seule voie pour sortir des crises, économiques, politiques, culturelles ? L’Utopie est le sens des possibles. Elle forge des alternatives, imagine d’autres mondes et des mondes autres. Elle ouvre les fenêtres des univers clos. Si la crise creuse une brèche entre passé et présent, quel avenir ouvre-t-elle : prophéties de malheur ou d’un monde meilleur ? Comment penser le lien entre crise et utopie ? La science, réelle ou imaginaire, est souvent mobilisée pour fuir les contraintes du présent, quitte à dessiner de nouveaux destins plus contraignants encore.
L’utopie est aussi a-topie, elle définit un lieu qui n’existe pas mais qui peut servir d’idéal ou de repoussoir. Elle anticipe soit en prolongeant les lignes de forces du présent, soit en imaginant délibérément un monde, tout autre, meilleur ou pire. Si la crise menace les identités, les légitimités et les idéologies, l’indignation et la révolte suscitent-elles des figures consistantes de l’ailleurs ? Le progrès des sciences et des techniques peut-il, aujourd’hui comme hier, fournir le noyau de rationalité de ces fictions ? L’Utopie est travail de l’imagination. Souvent, elle fait appel à l’imagination scientifique, voire à la science-fiction. Elle fait plus qu’esquisser un nouveau monde, elle en dessine certes l’architecture d’ensemble mais descend également dans les détails, là où dit-on, habitent dieu ou diables. Utopies ou dystopies ? Cette question de la crise et de l’utopie (et de ses rapports) interpelle également les artistes. Comment représenter l’utopie ? En quoi la relation esthétique à l’œuvre peut-elle traduire un sentiment de crise et s’avérer porteuse d’utopie ?
C’est à nouveau sous la figure tutélaire de Jules Verne que s’inscrira la 4ème édition de ces Rencontres. Car, s’inscrivant dans la lignée de Saint Simon, Owen et Fourier, Jules Verne n’a cessé déjà, dans ses Voyages extraordinaires, de nous emmener dans des ailleurs utopiques, de réactiver la puissance de défi qu’ils recèlent, (l’eu-topie de L’île mystérieuse), tout en rappelant la décadence cauchemardesque des cités de perdition. Verne qui anticipait bien des crises du monde contemporain (les dégâts du progrès, la puissance corruptrice de l’argent, les dangers de l’industrie médiatique…) avait bien perçu le caractère éminemment culturel de l’Utopie. La mythologie vernienne se nourrit d’imaginaire social, dans Les cinq cents millions de la Begum comme dans Les naufragés du Jonathan, rêvant de société idéale dans Les Indes noire, ou de société désenchantée dans Paris au XXème siècle ou L’île à hélice. Verne plaçait la crise et l’utopie au cœur de son œuvre.
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Les communications se situeront dans cinq axes :
1- Comment les utopies du passé, depuis l’Utopie de Thomas Moore jusqu’aux utopies sociales du XIXème siècle, en passant par les utopies littéraires et celles de Jules Verne, prennent-elles leur distance par rapport au présent ? Comment forgent-elles des mondes alternatifs ? Sur quelles rationalités (scientifiques ou autres) fondent-elles leurs rêves ou leurs cauchemars ?
2- Comment penser les mouvements alternatifs contemporains qu’ils soient politiques, écologiques, économiques ? Quelles sont leurs significations et leurs enjeux ? En quoi sont-ils utopiques, et si oui, dessinent-ils des mondes crédibles ?
3- Comment la science fiction (SF) sous toutes ses formes (littérature, bande dessinée, film) met-elle en scène l’utopie ? Quels sont les nouveaux imaginaires qu’elle propose ?
4- Quelles sont les possibilités ouvertes par les sciences, les techniques ou les arts (en particulier architecture, urbanisme…) pour imaginer le monde de demain, son habitat, ses villes, ses modes de vie ?
5- Pourquoi est-il si malaisé aujourd’hui de penser des alternatives ? La fin des idéologies n’est-elle pas également la fin des utopies ? Quel rapport peut-on établir entre crise, idéologie et utopie ? Quels rôles peuvent jouer les sciences et leur vulgarisation dans ces rapports ?
Le Comité Scientifique est composé de : Etienne Klein, président (physicien au CEA, professeur à l’Ecole Centrale de Paris) ; Alain Bernard ( professeur et directeur de la Recherche à l’Ecole Centrale de Nantes) ; Jean-Michel Besnier, (professeur de l’Université Paris-Sorbonne, membre du CREA, Ecole Polytechnique, Paris) ; Jean-Pierre Courtial (professeur émérite de psychologie, Université de Nantes) ; Jean Dhombres, ( directeur de recherches à l’EHESS, Centre Alexandre Koyré-Paris) ; Anne-Marie Drouin-Hans, (maître de conférences honoraire de l’Université de Bourgogne, et Présidente de la Sofphied) ; Ronaldo de Freitas Murao (directeur de l’Observatoire d’astronomie de Rio de Janeiro- Brésil) ; Michel Fabre (professeur à l’Université de Nantes et ancien directeur du Centre de recherche en éducation de Nantes) ; Tahar Gallali (professeur à l’Université de Tunis); Lauric Guillaud ( professeur à l’Université d’Angers) ; Patrick Gyger (Directeur du Lieu Unique, Nantes et ancien directeur de la Maison d’Ailleurs (Suisse) Philippe Mustière (professeur à l’Ecole Centrale de Nantes, chargé de mission Culture) ; Stéphane Tirard (directeur du Centre François Viète, Université de Nantes) ; Simone Vierne (professeur émérite de littérature française à l’Université Stendhal de Grenoble et directrice honoraire du Centre de Recherches sur l’Imaginaire) ; Jean-Jacques Wunenberger (professeur à l’Université de Lyon 3, directeur du centre Gaston Bachelard)
Le Comité d’organisation est composé de : Philippe Mustière, Professeur et chargé de mission Culture à l’Ecole Centrale de Nantes, Michel Fabre, Professeur à l’Université de Nantes et ancien directeur de recherche en éducation
Les modalités:
Si vous souhaitez participer à ce colloque, veuillez adresser avant le 20 avril 2012 un résumé d'environ 300 mots comportant un titre et une bibliographie indicative (3-4 titres maxi), ainsi que vos nom, prénom, fonctions, coordonnées et affiliation, aux adresses suivantes :
Rencontres.JV@ec-nantes.fr avec copie obligatoire à Philippe.Mustiere@ec-nantes.fr
- Une réponse du comité de sélection vous parviendra le 15 mai 2012.
- Dépôt des textes définitifs : 5 Octobre 2012
Responsables : Philippe Mustière et Michel Fabre
Rencontres JULES VERNE - ECOLE CENTRALE de NANTES - 1, rue de la Noë BP 92101 44321 Nantes Cedex 3
URL : http://rencontresjulesverne.ec-nantes.fr